Le rêve fait avancer, et je crois bien que de toute ma vie, je n'aurai jamais cesser d'espérer, d'imaginer, d'être transportée dans des milliers de désirs.
La vie semble un peu ternie en ce moment, tu sais comme je me fane en Automne pour mourir en Hiver. Mais il y a ces visions de soleil, d'une voiture avalant le bitume, d'une volonté d'avancer juste pour nourrir nos sens d'odeurs, de vues splendides, de sons magnifiques et magnifiés par notre union. La perspective d'être juste ailleurs, avec toi. C'est là, ma vrai vie. Je ne cesse d'avancer pour l'agréable, bien trop rare parfois, mais présent malgré tout. En cours, mon regard s'envole par la fenêtre, et je suis simplement ailleurs, au chaud, entourée d'azur, de vent, de bien être. On pense tous à notre petite place au soleil. Et j'ai tendance en ce moment à ne vivre que pour elle... Comme l'hiver humide me frustre, et comme j'aimerai être ailleurs.
Nous passons nos vies entremêlées à attendre. Ce temps sera tellement regretté lorsqu'il ne sera plus. Ce temps qu'on aurait pu passer à vivre. Seulement voilà, nos vies ne nous ont jamais appartenues. Un mois sur 12, je sais pourquoi je respire. J'attends, et je subis mon impatience. Un été merveilleux nous attends...
Publié par Patchouly à 18:36:48 dans Take-me-somewhere-nice | Commentaires (0) | Permaliens
23h43, je reviens de dehors. Du Leguer où j'aime me poser, même lorsqu'il pleut. Il fait très froid cette nuit. Une nuit sèche et glacée, comme j'aime tellement. Aucune étoile, et l'eau, à fleur de rivage.
Je sais que tu te souviens de cette musique. Qui nous portait, tandis que la Lune parcourait le ciel sans jamais que nos lampes s'éteignent. On se couchait avec elle, à l'aube. Ou pire, on ne se couchait pas. Et les journées étaient insoutenables de fatigue. Regards cernés, yeux rouges de sang et de fatigue. Mais lorsqu'on baillait, c'était pas d'épuisement. Une sorte de sourire béat restait imprimé sur nos visages d'enfants. On s'était trouvé je crois. Mon super copain de jeu.
T'aurai seulement imaginé que j'sois si compliquée ? On s'en douterai pas, car mon truc, ce sont les choses simples, dénués de toute réflexion. Les moments sans raisonnement, ou mon corps peut à loisirs profiter des sons, des odeurs et des sensations. Tu te rappelles comme on était bien, près du miroir aux fées ? Et la crêperie de pierre, restée ouverte rien que pour nous. Ton regard émerveillé, que je sois à l'arrache ou en talons. Nos randonnées, et surtout, nos rêves sans fin qui raisonnaient dans le silence de la nuit. Je ne sais pas trop ce que tu aimes en moi, en tout cas tu m'aimes, et c'est déjà ça.
Je me perd tellement souvent en moi, et je me connais si peu. Un jour je te veux, et un autre, plus rien. Ce doit être si insupportable et irritant, pour toi. Je sais, et j'y pense. Je serai déjà parti 1000 fois, à ta place. Jour et Nuit. J'aime et je fuis. C'est comme ça, qu'est ce que tu veux, je sais que tu fournis l'espoir secret qu'un jour je serai appaisée, et puis que je finirai par changer.
Je ne change jamais. Je peux pas. Je ne peux me changer sans déterminer ce que je veux, vraiment. Et je me connais si peu, que je ne peux même pas deviner mes envies. Il paraît que je créé des cités transparentes en murs de problèmes invisibles. Et il est vrai, rien ne semble poser problème entre nous. Tu es juste un homme parfait. Avec ce qu'il faut de colère, de patience et de combativité. Je sais que toi aussi, tu aimes les choses simples. D'un passé si noir et compliqué, tu n'aspires qu'à une vie simple, et qui ne pourrait le comprendre ? Je suis compliquée, sache le. Je crois qu'au fond, jamais tu ne comprendras pourquoi je t'ai aimé, et pourquoi je t'aurai laissé. Je crois aussi qu'il ne faut pas raisonner, s'évertuer à nous comprendre, et à disséquer les raisons d'une vie insensée. Respirer, et ne vivre qu'à travers les sensations. En cela, notre relation est la plus belle qu'il soit.
Publié par Patchouly à 00:06:15 dans Take-me-somewhere-nice | Commentaires (0) | Permaliens
Pour combien de temps encore resterai-je profondément renfermée sur moi même ?
Je ne souffre par de cette situation, mais j'aimerai parfois être tellement plus simple, surtout pour les autres. Tout paraît si simple, en moi, sans les mots. En une phrase: Je veux vivre.
Le " Je ", tout d'abord, particulièrement centré sur moi. Ici, personne ne rentre compte si ce n'est ma personne, ma vie, mon unique possession pour laquelle je sacrifie tout, même mes aimés.
Le "Veux", car il n'y a aucune alternative. C'est tout ou rien. Je désire, donc j'aurai, ou bien, je refuse tout. Je ne peux me contenter d'une concession.
Et vivre, vivre est le projet de ma vie. Vivre. Il devient tellement difficile de vivre aujourd'hui. Tellement difficile de vivre pour soi.
Je suis égoïste, je le sais. Je ne suis pourtant pas capricieuse, tout ceci dépend du point de vu. Je veux être la seule constructrice de mon propre bonheur et me posséder, moi même. Me posséder complètement, posséder ma joie. Quel caprice en cela ? Celui de respirer pour nourrir mes rêves et mes ambitions ? Je ne sacrifie rien, je ne donne rien. Je sais pourtant aimer, et c'est la seule chose que je peux faire pour adoucir mon profond égocentrisme. J'aime, mais jamais je ne pourrai promettre d'aimer encore. J'aime si fort, pourtant... Pourquoi ne peut-on s'en satisfaire ? L'intensité vaut à mes yeux bien plus que la constance.
Il n'y a plus besoin de me comprendre, car je ne suis juste pas saisissable pour qui est logique. Il faut juste reconnaître et retenir que depuis la mort de mon jumeau, j'ai toujours été solitaire. Sociable, mais solitaire. Je le resterai sans doutes. Un jour, peut être, pourrais-je m'oublier dans un autre et faire plaisir à ceux qui le désire. Je ne veux faire souffrir personne. Pour l'instant, mon bonheur importe plus que n'importe quelle chose au monde.
Publié par Patchouly à 22:52:13 dans Take-me-somewhere-nice | Commentaires (0) | Permaliens
C'était il y a des milliers d'années, il me semble. J'étais si jeune, et il l'était aussi. Le coeur palpitant, et ma main serrée dans la sienne, on regardait silencieusement le lac de glace, aux reflets d'argents. Nous adorions venir ici, surtout l'hiver. Le vent froid sec nous pénétrais les poumons, et cette neige délicate qui donne l'impression que le temps s'écoule au ralentis. Pour nous. J'aimais l'hiver, avant. Le froid me rendait encore plus belle, me disait-il souvent. La lumière de la ville au loin, mais notre silence surtout. Sa respiration. Je me serai perdue en elle. Une fumée blanche entre les lèvres, un dernier regard, et nous avancions doucement sur la glace de diamant. C'était cela, notre union, notre mariage céleste, comme on disait. Si la glace ne se brisait pas sous le poids de notre Amour, plus rien ne nous séparerait. Et doucement, nous nous sommes retrouvé au milieu d'un lac, où chaque pas faisait écho, sous la glace, en un étrange bruit inquiétant. Et puis le dernier pas, celui qui nous ramenait dans la boue glacée. Et nos larmes, sur nos joues. Pas un mot. Juste nos regards, perdus l'un dans l'autre. Je n'ai jamais aimé si fort.
Je n'ai jamais souffert si fort, lorsqu'il s'est éteint dans une chambre sordide, et que son visage, sur ce drap délavé, a retrouvé ce masque détendu qu'il avait, lorsque il s'étendait au près de moi. Sa douleur s'est envolée, avec mon coeur, mon envie, mes rêves, mon identité. J'ai eu bien du mal à me reconstruire, depuis ce premier amour que j'oublie, jour après jour. Je ne me souviens même plus de sa voix.
Alors certe, cela peut paraître hors de propos, mais voilà. Je ne veux plus aimer au delà d'un certain seuil. Je ne veux plus être dépendante, car cela m'a rendu tellement heureuse mais si triste à la fois. Je comprends que tu ne comprennes pas. J'en suis désolée, je sais que dans quelques années, tu garderas ce goût amer d'imcompréhension lorsque tu repenseras à ce que nous avons été. Je n'arrive plus à être une princesse, à laver la tristesse chaque matin, et je ne sais plus vraiment aimer, sans penser à rien. Je sais que tu es patient, mais je ne te ferai pas attendre inutilement. J'essaie de changer, tu sais. C'est juste très compliqué, pour moi. Et au fond, je n'ai pas vraiment envie d'être aidée. Je n'ai plus envie de regarder au devant, alors je te regarde toi, et ça me suffit. Plus tard, je partirai, car je me sens trop différente, trop solitaire. Le mal que je te ferai me glace le sang. Mais parfois, je me dis que plus j'attends, plus le vide en toi sera grand. Ne regardons pas devant. Pour l'instant, c'est toi et moi. C'est tout.
Publié par Patchouly à 19:10:55 dans Take-me-somewhere-nice | Commentaires (0) | Permaliens
Tout ceci me pèse. Vraiment.
L'engagement, la perspective d'avenir tracée, l'appartenance à autrui.
Je suis étouffée, et fatiguée. Il n'y a rien à reprocher au contenu, c'est juste la forme que je ne peux plus supporter.
Je suis jeune et pleine d'envies, alors les situations stables, je n'en VEUX PAS.
Sans doutes qu'à 30 ans, cette relation aurait exactement collé à mes attentes. A 30 ans. Je ne veux pas sacrifier des années de liberté à une maturité sentimentale bien trop précoce.
Je veux continuer d'être con, de m'habiller à l'arrache, d'avoir des utopies irréalisables et de vivre putain, vivre mes amis, vivre mes amours, vivre ma vie, pas mon avenir.
Publié par Patchouly à 08:57:34 dans Take-me-somewhere-nice | Commentaires (0) | Permaliens
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